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    the-logs-1.JPGLe petit à gauche, Christian, le bassiste choriste (si, si), Gérard. Derrière Ninou.

    A l’origine de la nuit des temps. Enfin, vers 1964, après que des “voyous chevelus, un peu blouson noir sur les bords” aient poussé Christian à participer à un  concours de chant organisé à une sauterie au Jéricho, et que celui-ci ayant réussi à être deuxième de ce concours (on ne sait encore comment, vu que le Groupe qui l’a accompagné (les SAVAGES, qui allaient devenir plus tard les VOODOO DOCTORS) ne connaissait pas le fabuleux Oh, Susie Q. Christian leur a chantonné, et comme tout bon Groupe de l’époque, ça a dû se faire en MI, LA, SI). Toujours est-il que tout ce petit monde décide de créer un Groupe : Les MAMAILLOUX (sur une remarque du Père de Christian, faut dire que pour mamailler, ça mamaillait sec). Comme Christian était le seul à connaître trois mots d’anglais (peut être quatre) , allez hop , chanteur. Gérald s’est vu propulsé Soliste, Gérard Bassiste.

     the-logs-2.JPGMais en plus de ce trio infernal gravitaient d’autres jeunes du quartier et tout ce beau monde se retrouvait à la MJC pour jouer (devinez quoi). Je vous le donne en mille “Oh! Susie Q. Il faut dire qu’au niveau paroles c’était facile à retenir et pas bien compliqué à jouer (pas forcèment comme l’original, mais c’est ça qui était original ; bon, on le faisait !!!

    Comme on n’avait pas le moindre sou vaillant, et que Christian allait encore au Lycée, donc pas de blé. On a récupéré un vieux micro de magnétophone pour le (les chants). Gérard a construit à l’aide de Paul, qui a sévit à la batterie, une réplique de la basse Hofner de Paul (bon, c’est pas le même Paul, faut suivre !!). Peinte d’un rouge superbe et arborant fièrement le nouveau nom de ce Groupe mi-tic (mi-toc) THE LOGS.

    Comment est né ce nom. Facile, comme on était des “spécialistes” des cales à Hambourg et des à peu-près, mais alors, très à peu-près, dans A Hard Days Night les Beatles chantaient “I’m sleeping like a LOG“. Un bon point pour le monsieur qui vient de trouver. De plus Christian, le fort en maths de service (sur ce sujet les avis de ses professeurs divergent un peu, bizarre) manipulait avec maestria (tiens, je ne la connais pas celle-là) les fameux LOG à Rythme. Hum, je ne suis pas sûr que ça s’écrive comme cela, mais le jeu de mots y était, lui. Bravo madame, vous avez également un bon point, vous avez trouvé la deuxième bonne réponse.

    Et là, Christian, qui va faire celui qui connaissait l’histoire du rock and roll (qui n’existait pas encore (l’histoire, pas le rock and roll), nous dit que LES PAUL bien connu pour sa fameuse THE LOG, http://www.gibson.com/products/gibson/Stories/LesPaul.html prototype ancestral des guitares solid body fut à l’origine de la non moins célébre GIBSON LES PAUL. Donc, voici dévoilée la troisième “fausse” origine du Groupe des ex Mamailloux. Et là ce petit monde s’entraîne, mais alors, s’entraîne. Les répétitions sont en fait l’occasion de se voir entre potes dans un quartier un peu glauque (Le Haut du Lièvre à Nancy) où il n’y rien (non rien de rien). C’est bizarre, on a habité des barres et on n’a pas cassé de voitures et on n’avait pas la Haine. On a joué en public une ou deux fois, mais je compte sur vous pour me rafraîchir la mémoire. Une fois dans une petite cave à Nancy, et une fois à La Clairière à Nancy HdL. Au cours de cette prestation, notre batteur, qui ne répétait pas souvent, si je ne m’abuse a péter les plombs parce qu’on n’était pas en rythme et s’est barré en plein set.

    Au menu du Groupe, pas mal de morceaux des Stones (Get off of my Cloud, Paint it Black, It’s all right, Satisfaction, entre autres. Des morceaux des Beatles : Girl, … Help, non pas le morceau HELP from my friend, je ne m’en souviens plus !!

    Le bel élan a été freiné par les services militaires successifs (Gérard, faudra que je mette une photo), Gérald (si tu peux m’en trouver une), et ma pomme rasé comme s’est pas permis de janvier 67 à avril 68. Je reviens juste pour mai 68.

    Christian continue un peu, mais la découverte de l’Amour le fait arrêter.

    Gérald et Gérard continuent avec un autre chanteur et vont animer des bals. Là si Gérard a des infos, je suis preneur.

    En 70, Thierry découvre des sons fabuleux avec des Groupes non moins fabuleux, et, avec des potes, joue dans un petit Groupe. Thierry nous raconte son Histoire, un peu plus bas.

    Thierry et Christian se rencontrent via le travail et deviennent potes. ça parle moto, musique, bon on arrête là !! Et un évènement douloureux en 1994 (le départ d’Anne-marie) va être le déclencheur de la reprise de la musique par Christian. Il s’achète une Cort noire style LES PAUL et un mini ampli, et il FAIT du BRUIT. Merci à Michel , mon voisin, et sa compagne de l’époque, d’avoir supporté le boucan que je faisais, ainsi que le volume des CD des STONES, d’ACDC et consor (tiens un nouveau Groupe ! je ne le connais même pas).

    Thierry et Christian font leurs premières armes à l’aide de VAN BASCO un logiciel de Karaoké découvert par Thierry. Ils s’amusent à s’enregistrer sur une chaîne HI-FI, soit chez Thierry, soit chez Christian et découvrent que leurs voix s’accordent bien (enfin, c’est ce qu’ils disent, faut pas les contredire). Il en résulte le désir d’aller plus loin. On s’équipe au fur et à mesure de matériel (carte ISIS et e-magic pour s’enregistrer sur PC. On compose.

    A un autre endroit, à une autre époque débutait l’Aventure de Thierry, laissons le narrer sa découverte de la Musique qui se transforma en véritable Passion.

    J’ai eu la chance d’être baigné grâce à mes deux frères aînés, dans l’effervescence de la musique Pop des années 60, je n’étais qu’un marmot, mais j’assistais aux répétitions du groupe formé par mes deux frères Noël et Guy avec Yves le batteur. Equipés de guitare électrique de marque Framus et d’un bon ampli à lampes de marque Schaller qui me paraissait énorme à l’époque. Ce n’était pas du hard rock mais des reprises de Dutronc, Shadows et autres figures des sixties, sans compter parfois de la variété.

    C’est dommage j’étais bien trop jeune pour assister aux concerts, bals et autres représentations. Je ne voyais que les affiches avec lesquelles mon frère Guy tapissait la chambre que nous avions en commun. Le groupe s’appelait les SPHINX.

    Quelques anecdotes de ma première enfance.

    Le souvenir d’entendre sur Europe1 l’annonce de la séparation officielle des Beatles http://www.yellow-sub.net/ par une après-midi ensoleillée (Sunny afternoon) sûrement pendant les vacances parce que je faisais du vélo dans la cour et les portes de la maison étaient ouvertes ce qui me permettait d’entendre la radio. Après coup, je peux exactement dater ce souvenir, 1970.

    Avec Pascal et DARIUS des autres potes du début des années 1970 , ayant eu la grande chance d’avoir reçu un magnétophone à cassette de marque SANYO, c’était rare et vraiment un très beau cadeau, on s’amusait comme des petits fous à faire des émissions radio avec musique , jingle , pub et infos. On y passait des heures et des heures , on enregistrait  du STONES, TEN YEARS  AFTER avec le fameux Alvin Lee, OTIS REEDING , HENDRIX (oui vous avez bien lu) et les BEATLES enfin plutôt les 45 tours des Beatles séparés. LENNON avec l’impressionnant Power to the People, HARRISON avec my sweet lord…  Le fiancé de ma sœur, JACQUES, qui est mon beau frère maintenant, avait une collection de 33 tours impressionnante,   tous les standards Rock de l’époque, vraiment génial…

    Egalement pour  mes 12 ans,  fin janvier 1972,  j’avais reçu de l’argent pour mon anniversaire et je voulais m’acheter un 33 tours (et oui ça coûtait cher). Chez le marchand de disque j’ai hésité entre l’album des Poppies et celui des FLOYDS MEEDLE. Mon choix c’est porté sur les Flamands Roses et je ne l’ai jamais regretté.

    1974 à quatorze ans et voyant des copains comme Michel Lafontaine, un pianiste en herbe très doué de l’époque, Dominique Thiel qui charmait toutes les filles en jouant du Maxime Leforestier, Gérard Mayer qui se défonçait sur des poubelles en guise de batteries, André et bien d’autres, je décidai de me lancer dans l’aventure. Un petit livre pour apprendre les accords de base, la guitare Framus que mon frère avait délaissé car il entamait sa vie maritale, et le vieil ampli à lampes qui faisait suffisamment de bruit. Mais ce n’était pas très brillant.Arrivée de la première compil des Beatles, le double BLEU (67 à 70), que j’écoutais en boucle et en stéréo.Ma première guitare fut achetée dans la foulée. Une guitare de type espagnole et de marque MOS. Déjà les premiers rêves en squattant les rares magasins « modernes » de musique de l’époque. On était capable avec les potes de faire du stop pour aller jusqu’à Metz ou St Avold pour pouvoir rêver devant les amplis, les guitares, les pédales d’effets.Le premier groupe fut rapidement formé. Dominique, guitare lead ; c’est le seul qui savait en jouer, Gérard tapait sur ses poubelles et tout ce qui pouvait faire du bruit , Darius jouait de l’accordéon électronique (oui Monsieur) et il se démerdait comme un chef, c’est lui qui faisait que les chansons était audibles.. Et moi, je gratouillais mes accords de base fraîchement appris.. Qui chantait et sur quel matériel ? Je ne me souviens plus. Bien sur le SHALLER était à fond…je me souviens, à l’époque, j’habitais à Creutzwald et on répétait dans la cave de la maison de Gérard qui était située dans les hauteurs de la ville, on nous a rapporté qu’on entendait le tapage en centre ville… je me souviens de Hey Jude, un slow je ne sais plus quoi, du rock à Billy …Ca ne dura pas très longtemps, mais on c’est bien amusé.Au fur et à mesure d’autres groupes se forment sans jamais aboutir à quelque chose de concret.Les goûts musicaux évoluent: GENESIS, YES, PINK FLOYD … mais toujours les BEATLES .Ma première apparition en public, c’était à un concert qui devait clôturer la fête du lycée en 1977 organisée dans la salle de spectacles de la ville. Des copains, dont Dominique (le Lead guitare) qui avait intégré un bon petit groupe de rock vedettes de la soirée, avaient besoin d’une avant-première d’environ vingt minutes car leur répertoire ne leur permettait pas de tenir plus d’une heure et demie. Ils m’ont demandé si je ne voulais pas jouer quatre à cinq chansons un peu folk avec la 12 cordes. J’étais très ému. Un public, seul sur scène, jusqu’au bout je ne savais pas si j’allais pouvoir le faire. Et puis ça c’est fait, les lumières du projo et puis j’entame du Simon & Garfunkel The Boxer … et pour finir une version épurée d’Hey Jude. Le public  a même chanté. J’ai eu la trouille. Enfin je l’ai fait.

    Et puis le temps passe, la guitare est mise au rencart… mariage , illusions, divorce.

    Une soirée estivale dans un centre vacances où on demande aux vacanciers de participer.. On me prête une guitare. Et pourquoi pas ! Avec Gildas, un autre vacancier, on répète je ne sais plus quel morceau et je me remémore YESTERDAY en arpège. Un beau public d’une centaine de vacanciers… il faisait chaud, beau, c’était les vacances, tout était superbe.

    De retour je fonce au magasin de musique et j’achète une copie de STRAT avec un petit ampli gadget. Ca y est c’est reparti.. et c’est la rencontre.. Avec mon grand POTE Christian…

    Tout va très vite, grâce à l’électronique, les séquenceurs sur ordinateur, le matos de plus en plus impressionnant, on s’amuse comme des fous. et puis Christian a eu cette réflexion extraordinaire « et si on faisait nos chansons… » … je crois qu’ANNE-MARIE (chargée d’histoire) qui est devenue TU PLEURES, TU RIS est née.

     

    Et voilà, comment Thierry s’est mis à la Musique.

    Et l’aventure continue, pleine de moments de bonheur, de créativité et de complicité… Suite au prochain épisode !!